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Le handicap et le sport : 100% compatible ?

Depuis la loi pour l’égalité des droits et des chances de 2005 un cadre législatif existe, rendant obligatoire l’accès aux droits fondamentaux  à tous les citoyens.

70% des personnes en situation de handicap se disent intéressées par la pratique d’un sport. Il s’avère également qu’une personne sur 2 pratique un sport au moins une fois par semaine, situation très proche de celle des Français valides.

Quels sont les sports les plus pratiqués ?

La marche et la randonnée arrivent en tête (42%)  suivi de la natation (30%), la gymnastique d'entretien (16%), le cyclisme (15%) et la course à pied (14%).

 

Y’a-t-il des freins ? Quels sont-ils ?

Tout d’abord, comme tout le monde, le manque de motivation ou temps font partis des principales raisons pour lesquelles il est difficile de se mettre au sport.

Puis, évidemment, le handicape lui-même limite l’accès ou la pratique d’un sport. Non seulement parce que la plupart des infrastructures ne sont pas adaptées, mais aussi parce que la santé ou le handicap impose des limite difficile à dépasser.

Par ailleurs, en plus des structures non adaptées, le personnel n’est souvent pas qualifié, les financements minimes.

C’est d’ailleurs pour cela que les principales activités sportives pratiquées par les personnes en situation de handicap sont souvent solitaires et peuvent se pratiquer hors d’un complexe sportif (randonnée, marche, course à pied, cyclisme).

De nombreux bienfaits :

Pour le personnel ayant un handicap mental, le sport est souvent synonyme de socialisation et aide les sportifs à avoir une meilleure confiance en eux. Un éducateur à même réalisé que sur certains individus, le sport a permis de réduire plusieurs troubles du comportement. Pratiquer une activité sportive leur permet également d’évacuer le trop plein d’énergie.

Tout comme pour un valide, le sport pour une personne en situation de handicap moteur procure de nombreux bienfaits. Il limite la sédentarisation et améliore la socialisation des sportifs, qui apprennent à ne plus craindre le regard des autres.

En outre, le sport permet aux personnes de gagner en force musculaire, ce qui pourra les aider dans leur vie quotidienne, en particulier pour les personnes nécessitant un fauteuil ou une canne pour se déplacer. En effet, cela nécessite de porter son corps ou une partie, à la seule force de ses bras.

De plus, le sport permet d’améliorer sa souplesse musculaire et de limiter l’atrophie, souvent inquiétante chez les personnes à mobilité réduite.

Tous ces aspects permettent également aux personnes porteuses de handicap de gagner en tonicité et  d’acquérir une plus grande résistance face à la fatigue.

Enfin, une pratique sportive va permettre aux sportifs d’améliorer leurs réflexes, adresse et coordination. Qualité importantes pour se déplacer au quotidien dans des villes ou dans des magasins pas toujours adaptés pour recevoir du public porteur de handicap.

Ainsi, même si les infrastructures sont encore souvent inadaptées à recevoir des sportifs en situation de handicap, le handicap et le sport sont aujourd’hui bien mieux intégrés dans le quotidien de chacun.

Non seulement parce que les jeux paralympiques nous donnent une image extrêmement positive du handisport, mais aussi parceque les bénéfices du sports sur les personnes valides ou invalides ne sont plus à démontrer.